Après quatre mois de pause, je vous signale l'arrêt définitif de ce blog
Il m'aura permis de publier mes quelques textes
Merci pour vos compliments
Maintenant je préfère vivre
Vivre le bonheur
Malgré l'absence de mes amis, principalement celle de Marion
Avec les nouvelles personnes que j'ai rencontré
Je vais bien et je suis amoureuse
Que demander de plus ?
Marion, oui, c'est sûr... mais sinon ?
Rien d'autre.
(Pays-des-larmes aura existé pendant un an, ce titre était en hommage au Petit prince.
Non, je n'étais pas une dépressive. Bien au contraire.)

# Posté le lundi 29 juin 2009 01:54

Modifié le samedi 28 novembre 2009 04:18


Mercredi 29 octobre 2008


- Tu ne m'aimes pas, tu n'aimes personne à part toi-même.
- Aimer? Je suis sans doute une des personnes qui a le mieux compris le sens, le fond et la forme de ce verbe. Aimer ce n'est pas chercher à l'être en retour, c'est avoir des papillons dans le ventre lorsqu'on pense à la personne aimée, quand elle est auprès de nous, quand on sent sa présence. Aimer c'est rêver toute la nuit de l'être adoré et ouvrir les yeux le matin sur un monde rempli de guerres où rayonne, au milieu de tous ces humains qui se déchirent mutuellement, quelqu'un dégageant des ondes positives. Aimer c'est avoir soudainement l'envie d'écrire des poèmes, de regarder à la télévision Roméo et Juliette, de lire les lettres qu'écrivait notre géniteur à notre mère lorsqu'il était aux camps. Aimer c'est être pensif au point de ne songer qu'à cette personne, attendre avec impatience le jour où on va la revoir, pourvoir s'enivrer de son odeur, admirer son visage, effleurer sa main, écouter le son de sa voix, goûter à sa peau. Aimer c'est souffrir, attendre, espérer et tous les verbes qui puissent exister dans le dictionnaire.
Mais aimer, c'est surtout une ouverture sur un autre monde.
Un monde nouveau.
Un monde où tout est permis, même le pêcher.
Un monde de béatitude mais aussi de tourment.
Un monde autre que celui dans lequel nous vivons.
Aimer c'est vivre, car si nous n'aimons pas, nous ne pouvons pas exister, nous ne sommes rien, nous n'avons aucun but dans la vie. L'Amour c'est voir le monde sous un autre ½il, ressentir des choses nouvelles en sachant pertinemment que tout peut s'arrêter à n'importe quel moment.


# Posté le mercredi 29 octobre 2008 05:43

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 06:36


Le rituel de vie d'un pauvre clochard


Cet homme-là, il traîne depuis des années dans cette ruelle. C'est certain. Le trottoir sur lequel il est assis depuis des saisons entières est devenu sa seule maison. Au moins il est sûr que personne ne pourra lui voler. Les passants, il les regarde, tout le temps. C'est sa seule et unique occupation. Il y en a certains qui l'humilient, d'autres qui lui donnent une pièce et d'autres qui ne font pas attention à sa présence. Des visages différents, il en a vu aussi. Il connaît des gens qui ne le connaissent pas, chaque jour il observe leur tête pour essayer de percevoir leur humeur. Et ça change en fonction des jours. Il pourrait vous dire que l'homme au costume noir est toujours pressé. Que la femme aux talons aiguilles ayant un sourire niais parle toute seule. Que la petite fille, dont le sac-à-dos est abimé, trébuche à chaque fois qu'elle doit descendre d'un trottoir. Que l'homme à la casquette des années vingt regarde toujours sa montre pour voir à quelle allure passe le temps. Tout ça il pourrait vous le dire. Mais personne n'ose vraiment l'approcher. Pour les gens ce n'est qu'un tas d'os qui fait la quête. Mais n'empêche que cet homme n'a plus rien, plus rien depuis qu'il a perdu sa jambe et les quelques amis qui l'entouraient. Et pourtant il a une vie et surtout un c½ur, mais ça, tout le monde s'en fout. Maintenant il n'y a plus que l'apparence qui compte. Malheureusement ...

# Posté le samedi 25 octobre 2008 15:01

Modifié le samedi 09 mai 2009 04:24




L'inconnu que j'aimais en secret


Il s'était levé avec trois heures de retard, mais ça devenait une habitude. Une mauvaise habitude. La dernière cigarette de son paquet fraîchement acheté, venait d'être consumée. Il s'imaginait un monde dont il dessinait les traits sur un bout de papier. Plusieurs fois il tenta de s'infiltrer dedans, mais c'était à chaque fois un échec total. Il titubait dans la rue, non loin du bar du coin. Ce gars était le seul à remarquer la présence de ceux que personne ne voyaient. Non pas des fantômes, des gens qui veulent s'effacer au centre d'une cohue et qui y arrivent très bien. Et moi je l'espionnais chaque jour en écoutant la même chanson, celle qui me compressait le c½ur. Je ne sais combien de fois j'ai essayé de me planter face à lui pour qu'il puisse me remarquer & je ne sais encore moins la raison pour laquelle cet homme m'obsédait. J'ai toujours tout fait pour être transparente afin qu'il me voit, mais ça n'a jamais marché ...
Je me suis saoulée en l'écoutant, l'alcool fait oublier le temps.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 11:35

Modifié le jeudi 19 mars 2009 13:13

A vingt-trois heures elle est arrivée sur le quai de la gare ayant un regard vide, un tas de cheveux ébouriffés et un teint assez livide. Elle tenait dans sa main gauche une valise qui paraissait si légère que n'importe quel passant aurait pu s'en emparer sans qu'elle puisse s'en rendre compte. Et dans sa main droite on pouvait apercevoir une paire de clefs, rien de bien intéressant. Cette nuit-là Lola est venue d'un pas décidé pour prendre le dernier train, histoire de passer inaperçue au milieu de toute cette foule agitée. Elle s'en est allée sans prononcer aucun mot, en catimini. La discrétion a toujours était son point fort. La réaction qu'allait avoir l'être qu'elle a abandonné ne la tracassait pas. Seul son futur la préoccupait réellement. Le reste n'avait pas d'importance à côté de cela, le reste n'était que de l'ennui pour elle. Vous vous demandez comme moi je l'ai fait aussi, quelle direction allait-elle prendre ? Eh bien Lola n'en savait rien et comme d'habitude, elle n'en avait rien à faire. A cet instant elle n'entendait plus les rires des personnages qui l'entouraient, elle regardait autour d'elle sans rien voir et son cerveau ne pouvait plus réfléchir comme il le faisait habituellement. Elle déambulait, c'est tout. Bientôt les douze coups de minuit retentiraient, ce qui voulait dire que dans quelques instants elle serait assise sur une banquette de train. Désormais il était vingt-trois heures cinquante, Mathieu venait de se réveiller pour cause qu'il ne sentait plus l'odeur de l'être qu'il aimait, cet être était Lola. Il enfila un jean troué et un t-shirt bien trop petit pour lui. Habillé ainsi il avait l'allure d'un misérable. Il faisait un froid terrible, mais il était comme même sorti dehors & puis il a couru comme jamais il ne l'avait fait. Il avait le pressentiment que sa bien-aimée était partie non loin de la gare, et il ne s'était pas trompé. Plus que vingt secondes et le train allait arriver. Mathieu a débarqué sur le quai, il a cherché Lola mais ne l'a pas trouvé. Les douze coups de minuit sont arrivés, le train aussi. Il l'a aperçue mais trop tardivement.

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 03:00

Modifié le dimanche 26 avril 2009 13:39